L'actualité balzacienne

Balzac au cinéma

 

Deux films adaptés de l'œuvre de Balzac font leur sortie au cinéma cet automne ! Le réalisateur Marc Dugain met en pleine lumière le personnage Eugénie Grandet et Xavier Giannoli propose une fresque haute en couleurs en adaptant pour la première fois au cinéma l'une des pièces maîtresses de La Comédie humaine : Illusions perdues. L'occasion de se replonger dans la lecture de ces deux romans et de venir découvrir les collections du musée Balzac qui les mettent à l'honneur.

 

 

 

EUGÉNIE GRANDET

2021, réal. Marc Dugain, 1h45
Avec Joséphine Japy, Olivier Gourmet, Valérie Bonneton

 

Le réalisateur Marc Dugain propose une relecture du roman d’Honoré de Balzac et du personnage Eugénie Grandet, jeune fille de province qui vit sous le joug d’un père avare, pour nous éclairer sur notre société contemporaine, sa dénonciation du patriarcat et les dérives du capitalisme.

 

Au musée Balzac, retrouvez les personnages du roman Eugénie Grandet modelés par le sculpteur Pierre Ripert dans les années 1930, avec le souci d'être aussi fidèle que possible aux caractères décrits par Honoré de Balzac.

 

Le Père Grande et Nanon par Pierre Ripert, terres cuites, 1935,

Saché, musée Balzac, dépôts du musée des Beaux-arts de Tours.

 

 

 

 

ILLUSIONS PERDUES

2021, réal. Xavier Giannoli, 2h30
Avec Benjamin Voisin, Cécile de France, Vincent Lacoste

 

Le réalisateur Xavier Giannoli raconte l’ascension d’un jeune homme de province à Paris, Lucien de Rubempré. Il revisite avec ferveur l’un des romans clés de La Comédie humaine et souligne avec conviction la dénonciation balzacienne des travers du journalisme, de la création littéraire et du monde du spectacle, gangrénés par l’argent.

 

C’est à l’occasion de son séjour durant l’été 1836 au Château de Saché qu’Honoré de Balzac écrit la première partie d'Illusions perdues, travaillant jusqu'à quinze heures par jour : "La Touraine m’avait si bien ravitaillé que jeudi, vendredi, samedi et dimanche, j’ai conçu les Illusions perdues, et j’en ai écrit les quarante premiers feuillets" (Honoré de Balzac, Lettre à Émile Regnault, Saché, 27 juin 1836). L'écrivain y met en scène l’atelier d’imprimerie de David Séchard dont la description est nourrie de l’expérience de Balzac. Cet univers est restitué dans la salle de l'imprimerie du musée Balzac où les médiatrices font fonctionner la presse typographique dans le cadre d’ateliers et de démonstrations.

 

Démonstration de la presse typographique au musée Balzac